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Diamètre : 45 cm
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Le tsukubai (蹲踞) — littéralement « le bassin où l'on s'accroupit » — est le point d'eau du jardin de thé, le chaniwa. L'invité s'y arrête avant d'entrer dans le pavillon, se rince les mains et la bouche avec la louche de bambou, le hishaku. Le rite descend des ablutions pratiquées dans les temples bouddhiques et les sanctuaires shintō depuis l'époque de Heian (794-1185).
Le bassin proprement dit s'appelle chōzubachi. Il est volontairement placé bas : il faut se courber pour l'atteindre. Ce geste imposé n'a rien d'anodin — c'est une mise à niveau, on laisse dehors son rang et son ego avant de franchir la porte basse de la maison de thé.
Dans sa composition complète, le bassin est entouré de trois pierres de service : la pierre où l'on pose les pieds, celle où l'on dépose la lampe pour les réunions de nuit, et celle qui accueille le seau d'eau chaude en hiver. L'eau arrive par un bambou fendu, le kakei, dont l'égouttement lent tient lieu de bruit de fond au jardin.
Près d'un passage, à hauteur d'accroupissement, avec un lit de galets dessous pour recevoir le trop-plein. Une alimentation en circuit fermé par petite pompe suffit ; l'eau qui bouge reste claire et n'attire pas les moustiques.