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Diamètre : 50 cm
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Le tsukubai (蹲踞) — littéralement « le bassin où l'on s'accroupit » — est le point d'eau du jardin de thé, le chaniwa. L'invité s'y arrête avant d'entrer dans le pavillon, se rince les mains et la bouche avec la louche de bambou, le hishaku. Le rite descend des ablutions pratiquées dans les temples bouddhiques et les sanctuaires shintō depuis l'époque de Heian (794-1185).
Le bassin proprement dit s'appelle chōzubachi. Il est volontairement placé bas : il faut se courber pour l'atteindre. Ce geste imposé n'a rien d'anodin — c'est une mise à niveau, on laisse dehors son rang et son ego avant de franchir la porte basse de la maison de thé.
Kiku (菊), c'est le chrysanthème : la fleur impériale du Japon, emblème de la maison régnante depuis le XIIe siècle et symbole de longévité. Le kikubachi reprend le motif en sculptant les pétales en rayons autour de la vasque, de sorte que le bassin lui-même devient une fleur ouverte, l'eau tenant lieu de cœur.
C'est l'un des rares endroits du jardin japonais où l'ornement est franchement assumé.
Le motif se lit de haut : placez-le là où on le regardera debout, en bordure de terrasse ou d'allée, plutôt qu'au fond d'un massif. Un remplissage jusqu'au ras du bord met les pétales en valeur.