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Diamètre : 50 cm
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Le tsukubai (蹲踞) — littéralement « le bassin où l'on s'accroupit » — est le point d'eau du jardin de thé, le chaniwa. L'invité s'y arrête avant d'entrer dans le pavillon, se rince les mains et la bouche avec la louche de bambou, le hishaku. Le rite descend des ablutions pratiquées dans les temples bouddhiques et les sanctuaires shintō depuis l'époque de Heian (794-1185).
Le bassin proprement dit s'appelle chōzubachi. Il est volontairement placé bas : il faut se courber pour l'atteindre. Ce geste imposé n'a rien d'anodin — c'est une mise à niveau, on laisse dehors son rang et son ego avant de franchir la porte basse de la maison de thé.
Le nom renvoie au Sennyū-ji, temple de Kyoto établi au flanc du mont Tsukiwa, longtemps lié à la maison impériale au point d'être appelé le « temple funéraire des empereurs ». Certaines formes de bassins sont ainsi désignées par le lieu dont elles reproduisent le modèle : nommer un chōzubachi d'après un temple, c'est en revendiquer la filiation exacte, comme on citerait une source.
Ce type de bassin, sobre et architecturé, supporte très bien un environnement minéral : gravier ratissé, dallage irrégulier, mur de pierre sèche. Laissez-lui un peu de vide autour plutôt que de l'enfouir dans la végétation.